Hommage : Wangari Maathai

« Le PNUE a perdu un véritable ami et une icône du mouvement pour la défense de l'environnement. Mais son œuvre et sa vision survivront chez les millions de gens qui ont entendu Wangari, chez qui ses objectifs et ses idéaux ont fait écho, et qui, comme elle, ont relevé leurs manches pour construire un meilleur avenir pour tous », a déclaré Achim Steiner, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), en apprenant le décès, dimanche 25 septembre, de Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix.
Née en 1940 au nord du Kenya, d’une famille de paysans, Wangari Maathai est la première femme d'Afrique centrale et de l'Est à obtenir un doctorat. Dans les années 1970, elle dirige la Croix-Rouge kényane. Biologiste, vétérinaire, zoologue, enseignante, militante des droits de l’homme et pour la démocratie, elle prend conscience de la marginalisation des femmes de son pays et les incite à planter des arbres pour subvenir à leurs besoins de chauffage et de cuisine sans endommager davantage un environnement déjà menacé. En 1977, elle fonde le Green Belt Movement (Ceinture verte) http://www.greenbeltmovement.org/ afin d’améliorer les conditions de vie, l'éducation, la condition des femmes et la préservation de l’environnement en Afrique. Depuis sa création, Green Belt a planté quelques 40 millions d’arbres en s’appuyant sur des réseaux de femmes.
Élue députée du premier Parlement démocratique kenyan en 2002, nommée secrétaire d’État à l’Environnement en 2003, elle est la première femme à recevoir le prix Nobel de la paix pour sa « contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix » en 2004. En 2006, elle est Chevalier de la légion d’honneur et, depuis 2007, ambassadrice itinérante de la forêt du Congo.
Elle est également l’auteure de nombreux ouvrages, parmi lesquels Celle qui plante les arbres, qui retrace son incroyable combat contre la déforestation et démontre que des gestes simples suffisent parfois à susciter de profonds bouleversements sociaux et politiques. Ce témoignage sans concession est un message d’espoir autant qu’un plaidoyer pour l’action, que Wangari Maathai conclut par un seul mot d’ordre : « Nous n’avons le droit ni de fatiguer ni de renoncer. ».
Retrouvez la vidéo de l’entretien de Wangari Maathai à l’occasion d’un cycle de conférences intitulé : « Concilier lutte contre la pauvreté et qualité de l’environnement », organisé par l’AFD et l’Institut Veolia Environnement, à Paris, les 27 et 28 juin 2011
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