4. OUI à la réduction de la mortalité infantile
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Objectif 2015 : réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans


L’objectif 4 en détail

> Réduire de 2/3 le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.

 

Les enjeux

> 8 millions d’enfants meurent encore chaque année avant l’âge de 5 ans. La plupart de ces décès sont évitables.

> La moitié des décès d’enfants sont liés aux conditions d’accouchement et à la santé maternelle (OMD 5).

> La santé des enfants est un enjeu primordial pour l’avenir : des enfants malades ou mal nourris dans leurs premières années ont plus de mal à mener à bien leur scolarité, à grandir normalement et à assurer une vie active d’adulte.

>La mortalité des enfants est étroitement liée à la pauvreté et les risques de décès sont plus élevés dans les zones rurales.

> L’accès à l’éducation des filles a un impact considérable sur la santé des enfants.

L’extension des programmes de vaccination pourrait prévenir les décès de 4 à 5 millions d’enfants de moins de 5 ans d’ici 2015. Des efforts particuliers pour combattre la pneumonie, la diarrhée et le paludisme, tout en améliorant la nutrition, pourraient également sauver des millions d’enfants.



Un exemple :

LA VACCINATION ET LA SANTE DES ENFANTS

En 2009, seul 1 enfant sur 3 est vacciné au Tchad, 1 enfant sur 2 au Nigéria ou en Guinée équatoriale. La couverture vaccinale reste inférieure à 66% en Asie du Sud et en Afrique centrale et occidentale.

Lancée en 2000, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), soutenue par les États et des entreprises, contribue à la généralisation de la vaccination et à la mise à disposition rapide de nouveaux vaccins dans 72 pays parmi les plus pauvres.
L’impact de la vaccination n’est plus à démontrer : depuis 2000, le nombre de décès dus à la rougeole a chuté de 78 % grâce à la vaccination ; l’initiative de l’OMS pour l’éradication mondiale de la poliomyélite a fait passer le nombre de cas de 350 000 en 1988 à moins de 1 300 en 2010.

Grâce au GAVI, 76 millions d’enfants supplémentaires ont reçu les vaccins de base contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. 268 millions d’enfants ont été protégés contre la fièvre jaune et l’hépatite B. Plus de 5 millions de vies ont ainsi pu être sauvées.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) soutiennent des interventions portant sur la planification familiale, la présence de personnel qualifié au moment de l’accouchement, l’alimentation et l’hygiène des nourrissons, la protection et la prise en charge des diarrhées, des maladies respiratoires et du paludisme. La transmission de la mère à son enfant du VIH/sida est également une préoccupation importante.

 

La France s’engage

La santé représente plus de 12 % de l’aide publique au développement française en 2009 (soit 1046 millions d’euros) contre 2,9% en 2003. Elle est au cœur de l’action de nombreuses ONG françaises.

Pour lutter contre la mortalité infantile, les efforts de la France porte notamment sur la vaccination avec des contributions à :

1 la facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm), dont la France est le deuxième contributeur ;

2 l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination.

Où en est-on ?

Entre 1990 et 2010, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a chuté de plus d'un tiers, ce qui signifie qu’il meurt chaque jour 12 000 enfants de moins. Malgré cela, la cible ne sera pas atteinte d’ici 2015 sans une action substantielle et rapide en vue d’éliminer les causes principales de décès chez les enfants : diarrhée, paludisme, pneumonie, absence de soins postnataux et sous-alimentation.



Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans pour 1 000 naissances vivantes dans les pays en développement

Référence 1990 : 89
Situation 2011 : 60
Objectif 2015 : 33

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